| Contexte épidémiologique et évolution |
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Si le cancer est un fardeau supporté par le monde entier, on observe cependant des variations géographiques très nettes de l’incidence de la maladie en général et des différentes localisations anatomiques de la maladie. Une estimation fiable du nombre de nouveaux cas (incidence) nécessite leur enregistrement au sein de la population. La compilation des taux de cancer mondiaux standardisés pour l’age permet d’identifier des pays et des régions particulièrement affectées par un type de tumeur spécifique. De telles différences reflètent généralement une exposition à des facteurs environnementaux distincts. L’épidémiologie descriptive fournit ainsi non seulement des informations sur les distributions de la maladie néoplasique, mais aussi des bases pour la prévention, la planification des services de santé et l’affectation des ressources. Environ 12 millions de personnes se voient diagnostiquer un cancer chaque année dans le monde, et plus de 7 millions décèdent chaque année des suites de cette maladie ; plus de 24 millions de personnes sont actuellement atteintes d’un cancer dans le monde. Le fardeau total du cancer est plus élevé dans les sociétés riches, en raison principalement d’une forte incidence de tumeurs associées au tabagisme et au mode de vie occidental (tumeurs du poumon du colon rectum, du sein et de la prostate). Dans les pays en développements, jusqu’à 25% des tumeurs sont associés à des infections chroniques, dues par exemple au virus de l’hépatite B (cancer du foie), aux virus du papilloma humain (cancer du col utérin), et à hélicobacter Pylori (cancer de l’estomac). Dans certains pays occidentaux, les taux de mortalités par cancer ont récemment commencé à décroître en raison d’une diminution de la prévalence du tabagisme, d’une amélioration de la détection précoce et des avancées dans le traitement du cancer. En Algérie, au moment où on commence à enregistrer une diminution notable des maladies infectieuses, grâce aux différents programmes nationaux instaurés lors des dernières décennies, on assiste à une véritable transition épidémiologique marquée par l'amorce de la transition démographique. L'augmentation de l'espérance de vie des personnes âgées, la transformation de l'environnement et les changements de mode de vie ; Le cancer et les autres maladies chroniques non transmissibles s'inscrivent aujourd'hui parmi les nouveaux besoins prioritaires en santé publique. Le cancer constitue actuellement un des problèmes majeurs de santé publique en Algérie. Malgré les progrès thérapeutiques réalisés ces dernières années. La mortalité par cancer reste toujours élevée, car le diagnostic est souvent tardif et la prise en charge est difficile et coûteuse. Une grande partie de ces cancers peuvent être évités, d'autres peuvent être dépistés à un stade précoce. Pour lutter efficacement contre cette maladie grave, qui pèse lourdement sur l'économie du pays, il est indispensable de disposer de données fiables et précises par la mise en place de registres. |








